Putain, hier il s'est niqué le genou en ouvrant un siège pliant quoi...
Coup de coeur / coup de gueule.
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- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
J'ai peur que ce soit peine perdue, il part de beaucoup trop loin... Ce n'est pas en 2 semaines qu'on va pouvoir rattraper 15 ans d'éducation défaillante...
Putain, hier il s'est niqué le genou en ouvrant un siège pliant quoi...
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
C'est un constat alarmant en effet, qui à commencé probablement à l'époque où la télé est apparue dans les foyers, et continue aujourd'hui avec les téléphones, les réseaux sociaux, finissant de rogner nos capacités à être patient et attentif. Il se dit que dans certaines régions du monde, on interdit le téléphone avant l'âge de 15 ans, jusqu'à ce que le cerveau soit entièrement formé.
La question, c'est de savoir si ce jeune homme est plein de "bonne volonté intellectuelle" ou pas, s'il a envie d'apprendre et de bien faire, au risque de mal faire. Si tel est le cas, il peut être sauvé, même si ça nécessitera sûrement un sevrage de son téléphone.
- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je ne suis pas neurologue, mais il y a me semble-t-il consensus sur le fait que le cerveau se construit en grande partie pendant l'enfance, et qu'une majorité des connexions neuronales s'établissent pendant cette période. J'ai peur que d'avoir loupé le coche de cette phase de sa vie soit synonyme de conserver ce handicap par la suite. D'autant que s'il n'a personne dans son entourage pour lui donner les bons conseils, que ce soit sa famille ou ses profs, c'est voué à l'échec quand bien même le truc serait encore rattrapable (ce dont je ne suis pas persuadé). Ce n'est en tout cas pas à moi qui vais le côtoyer 2 semaines de faire ce travail, d'ailleurs à sa place je ne m'écouterais probablement pas. C'est à l'entourage proche de faire le nécessaire, eux seuls ont la légitimité nécessaire pour ça.
- Hedge
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Manu,
Je viens de lire ton message sur la jeunesse actuelle et franchement, j'avais l'impression de me lire moi-même.
Je vois exactement de quoi tu parles parce que, depuis plusieurs années maintenant, j'encadre régulièrement des stagiaires et des apprentis. Et honnêtement, c'est parfois assez inquiétant.
Je passe sur ceux qui arrivent persuadés de tout savoir, de tout maîtriser et de tout comprendre. Quand on les met face à la réalité du terrain, on se rend souvent compte que ce n'est pas du tout le cas. Et le pire, c'est qu'ils sont parfois incapables de se remettre en question.
L'addiction au téléphone est devenue hallucinante. Il y a aussi cette tendance à croire que l'IA va résoudre tous les problèmes à leur place. Certains ne cherchent même plus à comprendre ou à réfléchir par eux-mêmes. Ils veulent une réponse immédiate à tout.
Ça me fait parfois repenser à l'époque où j'étais moi-même stagiaire. Je peux te garantir que l'état d'esprit n'était pas le même. Je venais au travail en costume tellement je voulais faire bonne impression. J'étais presque gêné de demander une pause ou d'aller aux toilettes. J'avais envie d'apprendre, d'écouter et surtout de montrer que j'étais motivé.
Aujourd'hui, j'ai souvent l'impression de voir des jeunes complètement désabusés. Beaucoup donnent le sentiment que rien ne les intéresse vraiment, que tout leur est dû ou que l'effort est une contrainte insupportable.
Bien sûr, il existe encore de très bons jeunes, heureusement. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Mais globalement, je partage totalement ton constat. Quand on compare avec ce qu'on voyait il y a vingt ou trente ans, il y a parfois de quoi se poser des questions.
Bref, je te rejoins complètement sur ce sujet.
Je viens de lire ton message sur la jeunesse actuelle et franchement, j'avais l'impression de me lire moi-même.
Je vois exactement de quoi tu parles parce que, depuis plusieurs années maintenant, j'encadre régulièrement des stagiaires et des apprentis. Et honnêtement, c'est parfois assez inquiétant.
Je passe sur ceux qui arrivent persuadés de tout savoir, de tout maîtriser et de tout comprendre. Quand on les met face à la réalité du terrain, on se rend souvent compte que ce n'est pas du tout le cas. Et le pire, c'est qu'ils sont parfois incapables de se remettre en question.
L'addiction au téléphone est devenue hallucinante. Il y a aussi cette tendance à croire que l'IA va résoudre tous les problèmes à leur place. Certains ne cherchent même plus à comprendre ou à réfléchir par eux-mêmes. Ils veulent une réponse immédiate à tout.
Ça me fait parfois repenser à l'époque où j'étais moi-même stagiaire. Je peux te garantir que l'état d'esprit n'était pas le même. Je venais au travail en costume tellement je voulais faire bonne impression. J'étais presque gêné de demander une pause ou d'aller aux toilettes. J'avais envie d'apprendre, d'écouter et surtout de montrer que j'étais motivé.
Aujourd'hui, j'ai souvent l'impression de voir des jeunes complètement désabusés. Beaucoup donnent le sentiment que rien ne les intéresse vraiment, que tout leur est dû ou que l'effort est une contrainte insupportable.
Bien sûr, il existe encore de très bons jeunes, heureusement. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Mais globalement, je partage totalement ton constat. Quand on compare avec ce qu'on voyait il y a vingt ou trente ans, il y a parfois de quoi se poser des questions.
Bref, je te rejoins complètement sur ce sujet.
www.hedg.fr : Le site qu'on est bien dedans !
- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Oui, il y a ceux-là aussi ! Les mecs ne sont même pas majeurs, et ils pensent savoir mieux faire ton travail que toi qui bosses depuis 15 ans dans le domaine. Bon là en l'occurrence, ce n'est pas le cas de celui dont j'ai parlé, mais j'en ai aussi eu des comme ça.Hedge a écrit : Je passe sur ceux qui arrivent persuadés de tout savoir, de tout maîtriser et de tout comprendre. Quand on les met face à la réalité du terrain, on se rend souvent compte que ce n'est pas du tout le cas. Et le pire, c'est qu'ils sont parfois incapables de se remettre en question.
C'est assez fou. A se demander comment ils font pour les examens, parce que là, l'accès à l'IA... Et vraiment, quand tu ne leur donnes plus accès à leur téléphone, tu as l'impression d'avoir amputé une partie de leur cerveau. C'est effrayant...L'addiction au téléphone est devenue hallucinante. Il y a aussi cette tendance à croire que l'IA va résoudre tous les problèmes à leur place. Certains ne cherchent même plus à comprendre ou à réfléchir par eux-mêmes. Ils veulent une réponse immédiate à tout.
Tout pareil, enfin sauf le costard parce que quand ils m'ont vu comme ça, ils m'ont dit "ça ne va pas être possible, faut que tu sois à l'aise pour travailler"^^Ça me fait parfois repenser à l'époque où j'étais moi-même stagiaire. Je peux te garantir que l'état d'esprit n'était pas le même. Je venais au travail en costume tellement je voulais faire bonne impression. J'étais presque gêné de demander une pause ou d'aller aux toilettes. J'avais envie d'apprendre, d'écouter et surtout de montrer que j'étais motivé.
Mais le dernier stage que j'ai fait, c'était il y a 17 ans et j'ai été embauché en alternance, puis en CDI...et je suis toujours dans la même entreprise. Mais au bout d'une semaine j'étais autonome sur les réparations de PC et je m'occupais des clients, au bout de 2 je vendais des PC, et au bout de 3 je faisais quasiment le même boulot que les autres. Là franchement, la plupart des stagiaires actuels, JAMAIS on ne les mettrait au contact des clients de peur qu'ils disent ou fassent une connerie. Et on franchit encore un cap, parce que désormais on ne leur confie même plus de PC de clients de peur qu'ils les cassent. Dans ces conditions, pourquoi continuer à en prendre ? On ne peut rien en faire...
- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Et encore, on pourrait aussi parler des recherches de stage. La moitié, c'est pas les gamins qu'on voit venir se présenter, c'est leurs parents ! Comment tu peux espérer trouver un stage comme ça ?
Le pompon revient à un gars la semaine dernière, qui voulait carrément se faire embaucher et qui a envoyé sa meuf à sa place. Celle-là, en 17 ans dans cette entreprise, on ne me l'avait encore jamais fait...
Le pompon revient à un gars la semaine dernière, qui voulait carrément se faire embaucher et qui a envoyé sa meuf à sa place. Celle-là, en 17 ans dans cette entreprise, on ne me l'avait encore jamais fait...
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je vous ai lu les gars et ça fait peur.
ça fait peur de voir beaucoup de jeune comme ce stagiaire ou comme ceux que Hedge décris.
Le problème est souvent du a l'éducation faite a la maison ou au difficulté qui peut existé au domicile familial.
Mais , je me souviens, quand j'ai commencé dans le monde du travail pour apprendre un métier du BTP , mon premier patron qui était mon oncle me rabaisser toujours ( j' avais 14 ans ).
Il disait des truc comme : " t'es trop lent , mais réfléchis t es bête , t'a pas de force toi , t'es pas fais pour travailler ici "
Donc je me suis cassé en étant sûr qu'il avait raison.
Puis j ' ai fais un taf différent , de la vente , mais j'aime pas parlait aux gens c'est pas mon délire
et surtout leurs mentir pour vendre des produits de merde.
Donc j'ai bien galéré et j'ai essayé d' apprendre seul la maçonnerie. Comme ça , personne ne pouvait me juger et me dénigré. Je faisait des bricoles gratuitement parce que je pensais pas mérité d'argent vu que je suis nul, lent, faible et bête .
Et un jour un amis m'a présenté un artisan connu dans ma région. Il m'a embauché en tant que manœuvre pour les aides de l'état.
Mais ce que je ne savais pas , c'est qu'il comptais rien m apprendre.
Donc j'ai bossé deux ans avec lui et ses 2 ouvriers qui été sympas.
Et pareil , le mec , il demande a un jeune de 18 ans qui n'a jamais été du métier d'avoir la même réflexions que lui sur les problématiques du chantier ou d'avoir le même savoir faire que lui.
Mais c'est impossible.
Il a 40ans de métier. Et les réflexions que je me prenais c'était abusé , t'es nul , j'aurais pas du t'embaucher , vous les jeunes vous êtes des endormis, réveille toi , bref a chaque fois qu'il me payé en cheque , j'avais le droit a une remarque rabaissante.
Le mec ne m'a rien appris , je faisait que la merde sur le chantier et après il se plaignait que je savais pas faire des choses techniques comme lui qui bosse depuis 40ans.
En gros le discours était : les jeunes de maintenant sont des abrutie qui comprennent rien.
Et en vous lisant, je retrouve un peu ce manque de tolérance.
Tous les jeunes ne sont pas pareils : certains sont vifs et apprennent vite, d’autres sont plus lents mais parviennent à atteindre leurs objectifs, d’autres encore ont des difficultés ou un vécu difficile, et puis il y a ceux qui s’en fichent, sont irrespectueux et mal éduqués.
Mais choisir de ne plus transmettre son savoir est une grave erreur. On a tous été débutants, et on a tous été « la génération plus bête » que la précédente.
Aujourd'hui , j'ai continué ma route , et j'ai trouvé ma voie malgré tous ces cons qui se faisaient un malin plaisir de rabaissé un jeune sans expérience.
A cause de ce genre de type j'ai vraiment cru que j' étais un incapable.
Et chaque chose que j’ai entreprise, je l’ai faite en pensant que j’étais nul.
J'aurais aimé avoir des référents plus pédagogues, tolérants et motivants.
ça fait peur de voir beaucoup de jeune comme ce stagiaire ou comme ceux que Hedge décris.
Le problème est souvent du a l'éducation faite a la maison ou au difficulté qui peut existé au domicile familial.
Mais , je me souviens, quand j'ai commencé dans le monde du travail pour apprendre un métier du BTP , mon premier patron qui était mon oncle me rabaisser toujours ( j' avais 14 ans ).
Il disait des truc comme : " t'es trop lent , mais réfléchis t es bête , t'a pas de force toi , t'es pas fais pour travailler ici "
Donc je me suis cassé en étant sûr qu'il avait raison.
Puis j ' ai fais un taf différent , de la vente , mais j'aime pas parlait aux gens c'est pas mon délire
Donc j'ai bien galéré et j'ai essayé d' apprendre seul la maçonnerie. Comme ça , personne ne pouvait me juger et me dénigré. Je faisait des bricoles gratuitement parce que je pensais pas mérité d'argent vu que je suis nul, lent, faible et bête .
Et un jour un amis m'a présenté un artisan connu dans ma région. Il m'a embauché en tant que manœuvre pour les aides de l'état.
Mais ce que je ne savais pas , c'est qu'il comptais rien m apprendre.
Donc j'ai bossé deux ans avec lui et ses 2 ouvriers qui été sympas.
Et pareil , le mec , il demande a un jeune de 18 ans qui n'a jamais été du métier d'avoir la même réflexions que lui sur les problématiques du chantier ou d'avoir le même savoir faire que lui.
Mais c'est impossible.
Il a 40ans de métier. Et les réflexions que je me prenais c'était abusé , t'es nul , j'aurais pas du t'embaucher , vous les jeunes vous êtes des endormis, réveille toi , bref a chaque fois qu'il me payé en cheque , j'avais le droit a une remarque rabaissante.
Le mec ne m'a rien appris , je faisait que la merde sur le chantier et après il se plaignait que je savais pas faire des choses techniques comme lui qui bosse depuis 40ans.
En gros le discours était : les jeunes de maintenant sont des abrutie qui comprennent rien.
Et en vous lisant, je retrouve un peu ce manque de tolérance.
Tous les jeunes ne sont pas pareils : certains sont vifs et apprennent vite, d’autres sont plus lents mais parviennent à atteindre leurs objectifs, d’autres encore ont des difficultés ou un vécu difficile, et puis il y a ceux qui s’en fichent, sont irrespectueux et mal éduqués.
Mais choisir de ne plus transmettre son savoir est une grave erreur. On a tous été débutants, et on a tous été « la génération plus bête » que la précédente.
Aujourd'hui , j'ai continué ma route , et j'ai trouvé ma voie malgré tous ces cons qui se faisaient un malin plaisir de rabaissé un jeune sans expérience.
A cause de ce genre de type j'ai vraiment cru que j' étais un incapable.
Et chaque chose que j’ai entreprise, je l’ai faite en pensant que j’étais nul.
J'aurais aimé avoir des référents plus pédagogues, tolérants et motivants.
- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Ton cas est très différent de celui/ceux qu'on décrit. Tu es manifestement tombé sur de mauvais patrons. De notre côté, là où je travaille, le stagiaire est là pour apprendre et on fait tout pour qu'il puisse ressortir de son stage avec davantage de compétences que quand il est arrivé. Et JAMAIS on ne l'insultera ou on ne le traitera d'abruti ou autres joyeusetés du même genre. Tout est fait pour le mettre à l'aise, dans les meilleures conditions.
Seulement, un stage doit être gagnant/gagnant. Quand au bout d'une semaine tu t'aperçois que le gars sait à peine lire et écrire, qu'il est incapable d'assimiler et d'appliquer une consigne clairement énoncée même quand ça fait plusieurs fois que tu lui fais faire la même chose, qu'il casse le matériel que tu lui mets entre les mains... Eh bien tu en arrives à un point où tu as trois choix :
-Soit tu continues à le laisser travailler et à essayer de lui apprendre des choses, mais tu te mets les clients à dos car il va endommager immanquablement leur matériel, leur perdre leurs données, ou autres...
-Soit tu continues à lui faire faire des choses, mais tu dois en permanence être derrière lui, à chaque seconde, en acceptant qu'il n'est qu'une paire de mains et que tu dois lui dicter chaque geste pour éviter les catastrophes.
-Soit tu lui donnes des choses sans importance à faire et tu fais le vrai boulot toi même.
Nous on a opté pour la troisième solution pour une raison simple, c'est que le boulot doit être fait, on a des clients qui attendent, qui nous harcèlent au téléphone quand ils estiment que ça ne va pas assez vite, et parce qu'il faut bien faire rentrer de l'argent... C'est triste mais c'est ainsi. Je pense que tu sous-estimes grandement l'état dans lequel est la jeunesse actuelle, les choses sont très différentes de l'époque où tu étais toi-même stagiaire
Seulement, un stage doit être gagnant/gagnant. Quand au bout d'une semaine tu t'aperçois que le gars sait à peine lire et écrire, qu'il est incapable d'assimiler et d'appliquer une consigne clairement énoncée même quand ça fait plusieurs fois que tu lui fais faire la même chose, qu'il casse le matériel que tu lui mets entre les mains... Eh bien tu en arrives à un point où tu as trois choix :
-Soit tu continues à le laisser travailler et à essayer de lui apprendre des choses, mais tu te mets les clients à dos car il va endommager immanquablement leur matériel, leur perdre leurs données, ou autres...
-Soit tu continues à lui faire faire des choses, mais tu dois en permanence être derrière lui, à chaque seconde, en acceptant qu'il n'est qu'une paire de mains et que tu dois lui dicter chaque geste pour éviter les catastrophes.
-Soit tu lui donnes des choses sans importance à faire et tu fais le vrai boulot toi même.
Nous on a opté pour la troisième solution pour une raison simple, c'est que le boulot doit être fait, on a des clients qui attendent, qui nous harcèlent au téléphone quand ils estiment que ça ne va pas assez vite, et parce qu'il faut bien faire rentrer de l'argent... C'est triste mais c'est ainsi. Je pense que tu sous-estimes grandement l'état dans lequel est la jeunesse actuelle, les choses sont très différentes de l'époque où tu étais toi-même stagiaire
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
J'allais répondre de manière similaire. Je comprends ce que dis Zamza, car il est vrai que les maître d'apprentissage, ne sont pas tous sympa et qu'ils attendent de nous le même niveau qu'eux, en très peu temps. Je m'étais d'ailleurs toujours dit que, en effet, le niveau avait un peu baissé d'une génération à l'autre.Manuwaza a écrit : Ton cas est très différent de celui/ceux qu'on décrit. Tu es manifestement tombé sur de mauvais patrons. De notre côté, là où je travaille, le stagiaire est là pour apprendre et on fait pour qu'il puisse ressortir de son stage avec davantage de compétences que quand il est arrivé. Et JAMAIS on ne l'insultera ou on ne le traitera d'abruti ou autres joyeusetés du même genre. Tout est fait pour le mettre à l'aise, dans les meilleures conditions.
Seulement, un stage doit être gagnant/gagnant. Quand au bout d'une semaine tu t'aperçois que le gars sait à peine lire et écrire, qu'il est incapable d'assimiler et d'appliquer une consigne clairement énoncée même quand ça fait plusieurs fois que tu lui fais faire la même chose, qu'il casse le matériel que tu lui mets entre les mains... Eh bien tu en arrives à un point où tu as trois choix :
-Soit tu continues à le laisser travailler et à essayer de lui apprendre des choses, mais tu te mets les clients à dos car il va endommager immanquablement leur matériel, leur perdre leurs données, ou autres...
-Soit tu continues à lui faire faire des choses, mais tu dois en permanence être derrière lui, à chaque seconde, en acceptant qu'il n'est qu'une paire de mains et que tu dois lui dicter chaque geste pour éviter les catastrophes.
-Soit tu lui donnes des choses sans importance à faire et tu fais le vrai boulot toi même.
Nous on a opté pour la troisième solution pour une raison simple, c'est que le boulot doit être fait, on a des clients qui attendent, qui nous harcèlent au téléphone quand ils estiment que ça ne va pas assez vite, et parce qu'il faut bien faire rentrer de l'argent... C'est triste mais c'est ainsi. Je pense que tu sous-estimes grandement l'état dans lequel est la jeunesse actuelle, les choses sont très différentes de l'époque où tu étais toi-même stagiaire![]()
Mais là , ce que décrit Manu, c'est une transformation sociétale de notre jeunesse. Ils ne savent plus réfléchir et font appel à leur smartphone pour tout et n'importe quoi. C'est comme si leur cerveaux avaient été transformé; et c'est très inquiétant. On travaille tous dans des milieu différent, et on peut tous faire le même constat. Après, Manu a détecté un cas extrême, mais qui va se propager dans les années à venir c'est sûr.
Je pense que le rôle des parents va devenir encore plus important car l'environnement qui entoure cette jeunesse, n'est plus aussi sain qu'avant.
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je vous lis
Et je dois avouer que moi même j'ai une forte addiction au téléphone . J'essaye de l'arrêter , mais un exemple , quand je regarde un film , je ne peux m'empêcher de scruter mon téléphone de temps en temps. J'essaye vraiment d'arrêter cette saloperie
Et je dois avouer que moi même j'ai une forte addiction au téléphone . J'essaye de l'arrêter , mais un exemple , quand je regarde un film , je ne peux m'empêcher de scruter mon téléphone de temps en temps. J'essaye vraiment d'arrêter cette saloperie
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Non mais "de temps en temps", ce n'est pas "en permanence". Là on parle de gens qui ne savent rien faire sans leur téléphone, sont constamment obligés de s'y référer pour réaliser la moindre tâche. Sans compter ceux qui te percutent dans la rue parce qu'ils déambulent les yeux rivés dessus, mais c'est encore un autre sujet...Jotaro77 a écrit : Je vous lis
Et je dois avouer que moi même j'ai une forte addiction au téléphone . J'essaye de l'arrêter , mais un exemple , quand je regarde un film , je ne peux m'empêcher de scruter mon téléphone de temps en temps. J'essaye vraiment d'arrêter cette saloperie
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Bref retour sur mon stagiaire qui a terminé son stage hier. Dans mon précédent post, il y a un aspect que je n'avais pas beaucoup abordé, c'est l'attitude. Et là, il y a un vrai, un énorme problème !
Du début à la fin de son stage, le gamin a multiplié les signaux négatifs et ça n'a cessé de se dégrader. Pêle-mêle :
-Déambulation les mains dans les poches en trainant des pieds dans le magasin.
-Le gars s'asseyait par terre dans le passage (je précise qu'on avait mis un siège à sa disposition, hein^^)
-Régulièrement on le trouvait endormi sur son établi, à tel point qu'on a des clients qui lui ont fait des réflexions (superbe image renvoyée par l'entreprise...).
Sans compter qu'à chaque fois qu'on lui donnait un truc à faire, il y passait 2 minutes avant de s'en désintéresser et de partir déambuler (CF point 1 ci-dessus). Sans demander qu'on l'aide, sans prendre la peine de faire des recherches sur le net pour essayer de se débloquer.
Hier, il a passé le point de non retour. Mon collègue lui donne quelque chose à faire, réponse du gus : "La flemme".
Là ce n'était plus possible ! Je l'ai pris à part, lui disant que ce n'était pas possible de s'adresser de cette manière à son maitre de stage. Réponse : "roh ça va, je l'ai fait quand même". Mais le débat n'est même pas là en fait...
Gros recadrage de ma part, en lui disant qu'on n'est pas ses potes, et qu'il n'est pas en colo. Il est dans une entreprise. J'en ai profité pour lui dire qu'en 17 ans à m'occuper de stagiaires, je n'avais jamais vu ça et que dans n'importe quelle autre entreprise où il n'aurait pas été pistonné par son oncle, en 48h on lui aurait dit de rentrer chez lui et de ne plus revenir.
Bref, j'ai essayé de lui faire prendre conscience qu'il n'y avait rien qui allait dans son attitude, et qu'en environnement professionnel il courait à la catastrophe s'il ne changeait pas radicalement sa manière d'être parce que s'il se pointait avec cette attitude dans un entretien d'embauche, il se ferait virer avant même d'avoir pu passer ledit entretien. J'ai terminé en lui disant que vu qu'il n'avait JAMAIS pendant tout son stage tenu compte des remarques qu'on lui faisait, il était probable que tout ce que j'étais en train de lui dire, il n'en tiendrait pas compte non plus, et qu'il me prenait très certainement pour un vieux con. Que je n'étais pas son père, et que je ne le reverrais jamais. Mais que là, une grosse prise de conscience de sa part, un électrochoc, était indispensable pour ne pas se retrouver au RSA dans 3 ans quand il serait majeur.
Très franchement je doute d'avoir eu un quelconque impact, mais en mon âme et conscience je m'en serais voulu si je n'avais pas au moins essayé de le remettre dans le droit chemin. Maintenant, bon vent, ça ne me concerne plus.
Du début à la fin de son stage, le gamin a multiplié les signaux négatifs et ça n'a cessé de se dégrader. Pêle-mêle :
-Déambulation les mains dans les poches en trainant des pieds dans le magasin.
-Le gars s'asseyait par terre dans le passage (je précise qu'on avait mis un siège à sa disposition, hein^^)
-Régulièrement on le trouvait endormi sur son établi, à tel point qu'on a des clients qui lui ont fait des réflexions (superbe image renvoyée par l'entreprise...).
Sans compter qu'à chaque fois qu'on lui donnait un truc à faire, il y passait 2 minutes avant de s'en désintéresser et de partir déambuler (CF point 1 ci-dessus). Sans demander qu'on l'aide, sans prendre la peine de faire des recherches sur le net pour essayer de se débloquer.
Hier, il a passé le point de non retour. Mon collègue lui donne quelque chose à faire, réponse du gus : "La flemme".
Là ce n'était plus possible ! Je l'ai pris à part, lui disant que ce n'était pas possible de s'adresser de cette manière à son maitre de stage. Réponse : "roh ça va, je l'ai fait quand même". Mais le débat n'est même pas là en fait...
Gros recadrage de ma part, en lui disant qu'on n'est pas ses potes, et qu'il n'est pas en colo. Il est dans une entreprise. J'en ai profité pour lui dire qu'en 17 ans à m'occuper de stagiaires, je n'avais jamais vu ça et que dans n'importe quelle autre entreprise où il n'aurait pas été pistonné par son oncle, en 48h on lui aurait dit de rentrer chez lui et de ne plus revenir.
Bref, j'ai essayé de lui faire prendre conscience qu'il n'y avait rien qui allait dans son attitude, et qu'en environnement professionnel il courait à la catastrophe s'il ne changeait pas radicalement sa manière d'être parce que s'il se pointait avec cette attitude dans un entretien d'embauche, il se ferait virer avant même d'avoir pu passer ledit entretien. J'ai terminé en lui disant que vu qu'il n'avait JAMAIS pendant tout son stage tenu compte des remarques qu'on lui faisait, il était probable que tout ce que j'étais en train de lui dire, il n'en tiendrait pas compte non plus, et qu'il me prenait très certainement pour un vieux con. Que je n'étais pas son père, et que je ne le reverrais jamais. Mais que là, une grosse prise de conscience de sa part, un électrochoc, était indispensable pour ne pas se retrouver au RSA dans 3 ans quand il serait majeur.
Très franchement je doute d'avoir eu un quelconque impact, mais en mon âme et conscience je m'en serais voulu si je n'avais pas au moins essayé de le remettre dans le droit chemin. Maintenant, bon vent, ça ne me concerne plus.
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Le fait de s'asseoir par terre, c'est un signe. Ton ex stagiaire est perdu. Il fera rien de sa vie, à moins d'un miracle. Je pense même que t'as perdu ton temps avec ce sermon.
Je réécoutais ce matin un poadcast sur la baisse du niveau intellectuel des jeunes français. Cela fait très peur pour l'avenir du pays.
Je réécoutais ce matin un poadcast sur la baisse du niveau intellectuel des jeunes français. Cela fait très peur pour l'avenir du pays.
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Tu décris à merveille la majorité des élèves que j'ai dans mes classes de collège... Il y a de multiples causes à tout ça mais dans la majorité des cas, il y a des parents qui à la fois s'inquiètent mais aussi qui soutiennent un peu trop leurs "pauvres petits" envers et contre tout. Ce que les parents oublient bien trop souvent, c'est que non, nous les profs on n'est pas là pour faire leur éducation mais les instruire, ce qui est complètement différent. Mais les parents sont loin d'être les seuls fautifs de l'histoire, la société actuelle et dans une mesure plus large, les enfants sont également le reflet de la civilisation actuelle, il y a énormément de choses à revoir et ce ne sont pas des mesurettes comme l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui feront réellement avancer tout ce bazar.Manuwaza a écrit : CDG : on parle souvent de la catastrophe qu'est en train de devenir notre jeunesse, de l'éducation nationale défaillante, d'une génération entière quasiment illettrée qui arrive au Bac en sachant à peine lire et écrire. Mais quand on y est confronté directement, c'est encore plus violent...
En ce moment au travail, j'ai un stagiaire qui est la parfaite illustration de ça. Le gars a 15 ans et est adorable, vraiment un gentil garçon. Mais bon sang, niveau intelligence, il est bête à manger du foin...
-Grosses difficultés de lecture, confond les mots et a du mal à comprendre et interpréter une simple phrase. On sent qu'il lit les mots, mais n'arrive pas à saisir la signification de la phrase qu'ils composent.
-L'écriture n'en parlons pas, c'est une catastrophe. Incapable d'écrire une phrase sans au moins trois fautes, et je ne parle pas juste d'un accord oublié ou même d'une confusion entre infinitif et participe passé. Je parle d'une écriture phonétique : il ne connait pas l'orthographe des mots, et les écrit comme il les entendrait. Exemple : "installation" devient "instalassion"...
-Incapable de comprendre une consigne simple.
-Addiction au téléphone et à l'IA. Aucune réflexion. Chaque chose qu'on lui demande passait par une recherche via l'IA sur son smartphone. On lui a confisqué le téléphone car il passait son temps dessus, en lui demandant s'il ne savait pas faire quelque chose de simplement faire une recherche Google. Eh bien il n'y arrive pas, il ne parvient pas à formaliser son interrogation et à la traduire par des mots clés. Vraiment, c'est comme si en lui retirant son téléphone, on lui avait retiré son cerveau.
-Sans compter l'attitude, le body language. Le gars est tout voûté, les mains dans les poches, et il traine tellement les pieds en marchant que tu l'entend venir à des kilomètres. On en est arrivé à un point où on le cache des clients parce qu'on a peur qu'il donne une mauvaise image du magasin.
Et je ne parle même pas de tout un tas de petites choses anecdotiques, mais qui montrent une absence de bon sens. Par exemple, quand on lui dit qu'il peut rentrer chez lui, le plus simple serait de sortir par la porte de devant du magasin vu qu'on est toujours ouverts. Eh bien non, lui, il choisit d'aller déverrouiller les deux portes de derrière (+ celle d'entrée dans l'immeuble) pour passer par derrière.
...
- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je pense aussi que c'est un coup d'épée dans l'eau, mais il fallait que j'essaye...oceloto a écrit : Le fait de s'asseoir par terre, c'est un signe. Ton ex stagiaire est perdu. Il fera rien de sa vie, à moins d'un miracle. Je pense même que t'as perdu ton temps avec ce sermon.
Je réécoutais ce matin un poadcast sur la baisse du niveau intellectuel des jeunes français. Cela fait très peur pour l'avenir du pays.
Disons que l'éducation doit être un travail d'équipe entre parents et professeurs, si les deux s'opposent, ça ne donnera rien de bon... Il y a ça, le comportement, et le problème de niveau scolaire. Ton discours rejoint celui de l'intégralité des profs que j'ai entendu en parler. Un peu comme dans de nombreux domaines en France, c'est à tous les niveaux qu'il y a des choses à changer. J'écoutais il y a quelque temps l'interview d'une prof de français, qui disait que les manuels fournis sont tellement merdiques qu'elle concevait ses propres manuels pour instruire un minimum correctement les élèves. Tous les profs n'iront pas jusque là, et c'est normal. C'est au-dessus qu'il faut que les bonnes décisions soient prises, en commençant par cesser de vouloir niveler le niveau par le bas pour des questions de statistiques. Parce que quand le classement PISA tombe, la supercherie éclate en morceaux. MAis même si ces décisions sont prises (et ça ne semble pas gagné...), quid des jeunes actuels pour qui c'est trop tard, comme mon stagiaire ? Qu'est-ce qu'on va en faire ? Quelle place auront-ils dans la société ?Tu décris à merveille la majorité des élèves que j'ai dans mes classes de collège... Il y a de multiples causes à tout ça mais dans la majorité des cas, il y a des parents qui à la fois s'inquiètent mais aussi qui soutiennent un peu trop leurs "pauvres petits" envers et contre tout. Ce que les parents oublient bien trop souvent, c'est que non, nous les profs on n'est pas là pour faire leur éducation mais les instruire, ce qui est complètement différent. Mais les parents sont loin d'être les seuls fautifs de l'histoire, la société actuelle et dans une mesure plus large, les enfants sont également le reflet de la civilisation actuelle, il y a énormément de choses à revoir et ce ne sont pas des mesurettes comme l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui feront réellement avancer tout ce bazar.
Bref, c'est triste tout ça. Et je ne peux m'empêcher de me dire qu'on a eu de la chance de naitre il y a plusieurs décennies, parce qu'on aurait probablement eu à faire face aux mêmes problèmes si on avait été scolarisés aujourd'hui.
- Kassterian
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je pense avant tout qu'il s'agit davantage d'une question de personnalité que d'un problème de génération.
À l'époque où tu exerçais ton métier, les ordinateurs étaient souvent plus simples à réparer, les risques juridiques étaient moindres, les entreprises disposaient parfois de davantage de temps pour former les nouveaux arrivants et les attentes envers les stagiaires étaient différentes.
Aujourd'hui, un stagiaire qui manipule les données d'un client peut engager la responsabilité de l'entreprise. Beaucoup d'employeurs sont donc devenus bien plus prudents, indépendamment des qualités du stagiaire.
Il existe également un phénomène psychologique bien connu, nous avons tendance à nous souvenir plus facilement des bons stagiaires de notre génération et des mauvais de la génération actuelle.
Pourtant, les mauvais stagiaires existaient déjà il y a vingt ou trente ans. Nous les avons simplement souvent oubliés. À l'inverse, les très bons existent toujours. D'ailleurs de nombreuses entreprises recrutent leurs meilleurs alternants ou stagiaires parce qu'ils sont curieux, sérieux et apprennent rapidement.
Concernant le téléphone et l'intelligence artificielle, le smartphone est devenu un outil central de la vie quotidienne. Pour beaucoup de jeunes, il sert à communiquer, rechercher des informations, prendre des notes ou gérer leur agenda. Le problème apparaît lorsque son utilisation devient une distraction permanente, voire une véritable dépendance.
L'intelligence artificielle représente le même défi. Utilisée intelligemment, elle permet de gagner du temps et d'apprendre plus efficacement. En revanche, lorsqu'elle remplace complètement la réflexion personnelle, elle empêche de développer les compétences nécessaires. Un stagiaire qui se contente de copier les réponses d'une IA sans chercher à les comprendre progressera beaucoup moins.
Il existe également un cercle vicieux, lorsqu'une entreprise par crainte de l'erreur ne confie plus aucune responsabilité à ses stagiaires, ceux-ci n'ont plus l'occasion de progresser. Ils restent passifs, ce qui renforce ensuite l'idée qu'ils ne savent rien faire.
Je me souviens que lorsque j'étais stagiaire, on profitait souvent de moi. Je ne me sentais pas vraiment respecté car on ne me formait pas et l'on me confiait parfois le travail des autres. À cette époque on osait beaucoup moins s'exprimer ou remettre certaines pratiques en question. Nous étions moins informés de nos droits et plus enclins à accepter des situations que beaucoup de jeunes refuseraient aujourd'hui.
Les temps changent, tout comme les mentalités. Si nous avions grandi avec les technologies actuelles, les réseaux sociaux et les smartphones, nous serions probablement nous aussi devenus aussi dépendants qu'eux. Il est donc difficile de reprocher à une génération d'avoir grandi dans un environnement totalement différent du nôtre.
Je peux d'ailleurs prendre l'exemple de mon entreprise. Je travaille avec un alternant de 21 ans et nous avons près de trente ans d'écart. Il est vrai qu'il ne possède pas encore le recul qu'apporte une longue expérience professionnelle. Pourtant il est toujours volontaire, s'investit dans les tâches que nous réalisons et ne rechigne jamais à apprendre. Oui il commet des erreurs, comme tout débutant. Mais il est là pour apprendre et je suis là, entre autres, pour l'aider à les comprendre afin de ne pas les reproduire.
Comme hier on trouve aujourd'hui d'excellents stagiaires, des stagiaires moyens et d'autres qui ne sont tout simplement pas faits pour ce métier. Le véritable défi consiste à distinguer ce qui relève d'un changement de génération de ce qui relève de l'évolution des entreprises, des méthodes de formation et des conditions de travail. Généraliser à toute une génération me paraît donc réducteur.
Au fond, chaque génération a ses qualités ses défauts et ses défis. Ce qui change le plus n'est peut-être pas les jeunes eux-mêmes, mais le contexte dans lequel ils grandissent, apprennent et entrent dans le monde du travail.
À l'époque où tu exerçais ton métier, les ordinateurs étaient souvent plus simples à réparer, les risques juridiques étaient moindres, les entreprises disposaient parfois de davantage de temps pour former les nouveaux arrivants et les attentes envers les stagiaires étaient différentes.
Aujourd'hui, un stagiaire qui manipule les données d'un client peut engager la responsabilité de l'entreprise. Beaucoup d'employeurs sont donc devenus bien plus prudents, indépendamment des qualités du stagiaire.
Il existe également un phénomène psychologique bien connu, nous avons tendance à nous souvenir plus facilement des bons stagiaires de notre génération et des mauvais de la génération actuelle.
Pourtant, les mauvais stagiaires existaient déjà il y a vingt ou trente ans. Nous les avons simplement souvent oubliés. À l'inverse, les très bons existent toujours. D'ailleurs de nombreuses entreprises recrutent leurs meilleurs alternants ou stagiaires parce qu'ils sont curieux, sérieux et apprennent rapidement.
Concernant le téléphone et l'intelligence artificielle, le smartphone est devenu un outil central de la vie quotidienne. Pour beaucoup de jeunes, il sert à communiquer, rechercher des informations, prendre des notes ou gérer leur agenda. Le problème apparaît lorsque son utilisation devient une distraction permanente, voire une véritable dépendance.
L'intelligence artificielle représente le même défi. Utilisée intelligemment, elle permet de gagner du temps et d'apprendre plus efficacement. En revanche, lorsqu'elle remplace complètement la réflexion personnelle, elle empêche de développer les compétences nécessaires. Un stagiaire qui se contente de copier les réponses d'une IA sans chercher à les comprendre progressera beaucoup moins.
Il existe également un cercle vicieux, lorsqu'une entreprise par crainte de l'erreur ne confie plus aucune responsabilité à ses stagiaires, ceux-ci n'ont plus l'occasion de progresser. Ils restent passifs, ce qui renforce ensuite l'idée qu'ils ne savent rien faire.
Je me souviens que lorsque j'étais stagiaire, on profitait souvent de moi. Je ne me sentais pas vraiment respecté car on ne me formait pas et l'on me confiait parfois le travail des autres. À cette époque on osait beaucoup moins s'exprimer ou remettre certaines pratiques en question. Nous étions moins informés de nos droits et plus enclins à accepter des situations que beaucoup de jeunes refuseraient aujourd'hui.
Les temps changent, tout comme les mentalités. Si nous avions grandi avec les technologies actuelles, les réseaux sociaux et les smartphones, nous serions probablement nous aussi devenus aussi dépendants qu'eux. Il est donc difficile de reprocher à une génération d'avoir grandi dans un environnement totalement différent du nôtre.
Je peux d'ailleurs prendre l'exemple de mon entreprise. Je travaille avec un alternant de 21 ans et nous avons près de trente ans d'écart. Il est vrai qu'il ne possède pas encore le recul qu'apporte une longue expérience professionnelle. Pourtant il est toujours volontaire, s'investit dans les tâches que nous réalisons et ne rechigne jamais à apprendre. Oui il commet des erreurs, comme tout débutant. Mais il est là pour apprendre et je suis là, entre autres, pour l'aider à les comprendre afin de ne pas les reproduire.
Comme hier on trouve aujourd'hui d'excellents stagiaires, des stagiaires moyens et d'autres qui ne sont tout simplement pas faits pour ce métier. Le véritable défi consiste à distinguer ce qui relève d'un changement de génération de ce qui relève de l'évolution des entreprises, des méthodes de formation et des conditions de travail. Généraliser à toute une génération me paraît donc réducteur.
Au fond, chaque génération a ses qualités ses défauts et ses défis. Ce qui change le plus n'est peut-être pas les jeunes eux-mêmes, mais le contexte dans lequel ils grandissent, apprennent et entrent dans le monde du travail.
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Étant aussi prof, je peux t’assurer que le travail d'équipe prof et parents c’est utopique, car quand il y a un problème (éducation, civisme...) soit t'arrives pas à voir les parents, sois ils défendent leurs petits.Manuwaza a écrit : Disons que l'éducation doit être un travail d'équipe entre parents et professeurs, si les deux s'opposent, ça ne donnera rien de bon...
Bref, c'est triste tout ça. Et je ne peux m'empêcher de me dire qu'on a eu de la chance de naitre il y a plusieurs décennies, parce qu'on aurait probablement eu à faire face aux mêmes problèmes si on avait été scolarisés aujourd'hui.
L'éducation c’est des la naissance, mettre un téléphone dans les mains d’un enfant pour avoir la paix et ne pas avoir a sans occuper, c’est juste un crimes.
Je vais pas développer car les avis vont être différent mais je vais te donner l'exemple de mon fils, 11 ans en cm2 et je précise de suite que cela n’as rien avoir avec le faite que je suis prof.
TOUS LES MATINS, il s'habille et à votre avis qu’est ce qu’il fait?
R: Il prendre son piscou magazines et il lit.
Pourquoi : parce que tous les soirs on lui lisais des histoires et que moi qui n’aimais pas lire etant enfant je voulais qu’il aime lire, pour l'orthographe.
Ils s'intéresse a tous les matières à l'école et il aime l'école car on lui a expliqué que c’était important. On a toujours fait de jeux de société pour réfléchir, compter...
De 0 à 5 ans, leur cerveau sont des éponges, c’est là que tu fais l'éducation et forge leur cerveau.
Et pourtant il a une une 3ds à 5ans, puis une switch... j’ai jamais eu a lui dire tu joue trop ou lui confisquer, il s'est très bien la limite.
- Manuwaza
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Re: Coup de coeur / coup de gueule.
(pas cité tout ton post pour ne pas surcharger le mien^^)Kassterian a écrit : Au fond, chaque génération a ses qualités ses défauts et ses défis. Ce qui change le plus n'est peut-être pas les jeunes eux-mêmes, mais le contexte dans lequel ils grandissent, apprennent et entrent dans le monde du travail.
Je pense qu'il y a un fond de vrai dans ce que tu dis. Encore une fois, ça fait 17 ans que je m'occupe de stagiaires. D'ailleurs, lorsque j'étais stagiaire dans l'entreprise où je travaille encore aujourd'hui, je m'occupais déjà des autres stagiaires
Donc oui, des stagiaires franchement merdiques, j'en ai eu au fil des années. Mais tout de même, on voit une évolution générale qui est plus que négative, dans le comportement, dans l'incapacité à assimiler les consignes, et dans l'addiction au téléphone, notamment. C'est criant avec le dernier qui est un cas extrême, mais c'est plus ou moins présent chez tous ceux qu'on a eu précédemment. Pour te répondre également, on n'a JAMAIS laissé un stagiaire toucher aux données clients, quelle que soit l'époque. Trop sensible, et conséquences trop graves s'il se foire. Mais aujourd'hui, on n'ose même plus les laisser toucher à leurs PC. Il y a quelques mois, j'en ai eu un à qui j'avais donné un écran à démonter sur un PC portable en lui expliquant comment faire, et en lui recommandant bien de me demander s'il avait le moindre doute. 15 minutes plus tard, il avait éclaté la dalle qui ressemblait à un écran incurvé tellement il avait tiré dessus comme un âne, et bien évidemment il ne m'avait pas demandé quand il avait vu que l'écran ne venait pas facilement...
Donc très franchement, je vais poser un ultimatum à mon patron en lui disant que je refuserai dorénavant de m'occuper des stagiaires. Parce que mine de rien, tout ça, c'est épuisant au quotidien. Quand tu passes tes journées à essayer de transmettre, et qu'en face tu as des branleurs qui n'écoutent rien, que rien n'intéresse, et dont tu dois rattraper les conneries derrière, eh bien tu ressors de ta journée complètement rincé. Parce que derrière, en plus de tout ça, il faut que tu fasses ton travail, et que tu t'occupes des clients.
Pour finir, attention à ne pas confondre stagiaire et alternant, ce sont deux cas très différents. Un alternant, c'est quelqu'un qui a choisi un cursus dans lequel il souhaite faire sa vie professionnelle. Un stagiaire, c'est généralement un jeune qui est là parce qu'il a l'obligation d'y être faute de quoi il ne validera pas son diplôme. Ce n'est pas du tout la même chose.
Sinon pour Ravelir :
Ah ben ça j'en suis pleinement conscient, c'est totalement utopique de nos jours, ou au mieux c'est devenu l'exception ! Mais quand j'étais gamin, mes parents rejoignaient toujours l'avis des parents, et c'était pareil pour tout le monde (là pour le coup, l'exception, c'était le gamin défendu inconditionnellement par ses parents). Même quand c'était franchement injuste d'ailleurs, ça m'est arrivé d'avoir des profs qui ne pouvaient pas me blairer et mes parents restaient de leur côté. Mais l'efficacité de l'école était à ce prix.Étant aussi prof, je peux t’assurer que le travail d'équipe prof et parents c’est utopique, car quand il y a un problème (éducation, civisme...) soit t'arrives pas à voir les parents, sois ils défendent leurs petits.
Pour le reste de ton texte, j'en pleurerais presque. Ce n'est pas de la lèche, mais très franchement si la majorité des parents étaient comme toi, m'est avis que tout ce dont on discute depuis quelques posts serait un non-sujet. Je te rejoins à 100% dans tout ce que tu dis, chaque phrase...
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je pense que Ravelir a tout dit. Tout le monde sait que les concepteurs de tablettes, smartphones, ne donnent pas ces choses à leurs propres enfants.
Il faut être extrêmement attentionné quand on n'éduque ses enfants. beaucoup de lecture, beaucoup de jeux (construction, puzzle, jeux de société), du sport et c'est tout. Quelques bons dessins animés, mais très peu. Les jeux vidéo ensuite, mais que de la "super nintendo^^!!!!!".
Avec cela, une bonne base est assuré. Je suis d'accord pour dire que les parents qui ne font pas au minimum cela, sont des criminels.
Il faut être extrêmement attentionné quand on n'éduque ses enfants. beaucoup de lecture, beaucoup de jeux (construction, puzzle, jeux de société), du sport et c'est tout. Quelques bons dessins animés, mais très peu. Les jeux vidéo ensuite, mais que de la "super nintendo^^!!!!!".
Avec cela, une bonne base est assuré. Je suis d'accord pour dire que les parents qui ne font pas au minimum cela, sont des criminels.
Re: Coup de coeur / coup de gueule.
Je rejoins Manuzawa, si tous les parents étaient comme toi ravelir, l'Education Nationale serait sauvée.
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