[TEST G&W] Mario's Cement Factory

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Manuwaza
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[TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par Manuwaza »



C’est en 1981 qu’apparait pour la première fois le personnage qui deviendra l’emblème de Nintendo. Alors charpentier de son état, Jumpman devait se battre contre un gorille fortement inspiré de King Kong qui avait eu le malheur de kidnapper une jeune demoiselle. En 1983, ce personnage hors du commun deviendra célèbre avec la sortie dans les salles obscures de Mario Bros, premier jeu d’une longue saga dans laquelle notre ami troque son marteau de charpentier contre une clé à molette de plombier. Désireux d’explorer toutes les voies professionnelles s’ouvrant à lui, l’homme à la salopette s’invite la même année sur Game & Watch dans une nouvelle aventure le plaçant à la tête d’une usine de ciment. Assez méconnu du grand public, ce jeu méritait bien un petit test…

Premier contact

Avant de s’attaquer au jeu en lui-même, il me parait important de décrire en détail l’objet à proprement parler. En effet, contrairement à un titre sorti sur Game Boy ou autre, Mario’s Cement Factory est une console à part entière. Contrairement au G&W Donkey Kong, le support ne comporte ici qu’un seul et unique écran d’une demi-douzaine de centimètres de diagonale, entouré d’un cadre de métal du plus bel effet. Fonctionnant avec deux piles bouton, le tout est très compact et tient parfaitement dans une poche, aussi petite soit-elle. Cette petite taille n’est cependant aucunement synonyme de mauvaise lisibilité, la qualité de l’écran rendant cette dernière supérieure à celle d’un jeu Game Boy. L’espace d’affichage est en effet moins sujet aux faux-jours et permet ainsi au joueur de s’essayer au soft sans la moindre contrainte d’éclairage. Comme sur tous les Game&Watch, les décors sont pré-imprimés sur l’écran. Ainsi, les seuls éléments mobiles s’affichant au cas par cas se trouvent être les personnages, les plates-formes ainsi que le ciment (nous y reviendrons plus tard). Nous sommes donc en présence d’un bel objet, alliant simplicité et style pour notre plus grand plaisir ! Comble du bonheur : il était même possible d’utiliser la console comme réveil, faisant de ce petit boitier de dix centimètres de large un véritable canif vidéoludique. 



Un gameplay simple et addictif

Passons à présent au principe même du soft, doté d’un gameplay incroyablement complet en dépit de la simplicité des contrôles. En effet, contrairement à la plupart des consoles Nintendo de l’époque, vous n’aurez ici pas droit à la classique croix directionnelle (ayant, rappelons-le, fait l’objet d’un dépôt de brevet de la part de Big-N). Vous devrez donc vous contenter de deux touches vous permettant d’aller à droite et à gauche, ainsi que d’un troisième bouton dévolu à l’actionnement des interrupteurs. Le tableau de jeu se présente comme un ensemble de six plates-formes disposées sur trois niveaux. Chacun des deux premiers niveaux est associé à une cuve de ciment pouvant contenir jusqu’à trois doses. Vous pouvez à tout moment vider la cuve dans le récipient du niveau inférieur en actionnant l’interrupteur correspondant.

Au niveau le plus bas se trouve un camion dans lequel doit finir le ciment. Le but du jeu est donc de remplir les deux camions (un de chaque côté du tableau) tout en évitant que l’une des cuves ne déborde, ce qui arrivera immanquablement si plus de trois doses y sont déversées sans vidage préalable. Les déplacements d’un niveau à l’autre sont assurés par deux ascenseurs (l’un montant et l’autre descendant) disposés au centre de l’écran. Ces derniers vous permettront également de passer d’un côté à l’autre si vous respectez un timing serré. Dans le cas contraire, vous perdrez une vie et pourrez toujours essayer de faire passer votre chute comme accident du travail. 




Moins vite !!!

Au final, toute la difficulté du soft réside dans le remplissage simultané des deux camions, demandant une synchronisation sans faille et une parfaite maitrise du timing nécessaire pour passer d’un côté à l’autre de l’écran. Au final, les stages auront pour seule différence une augmentation graduelle de la vitesse de jeu, comme c’était souvent le cas à l’époque sur ce type de jeux. Vous devrez donc être toujours plus rapide tout en restant prudent, afin de parvenir à vider les cuves avant que le ciment ne déborde et ne finisse sur la tête du pauvre conducteur de camion situé en dessous. Si le principe même du gameplay reste somme toute assez simple, le challenge n’en est donc pas moins extrêmement élevé compte tenu de la vitesse astronomique à laquelle vous devrez faire face au bout de quelques niveaux. On ne pourra d’ailleurs qu’être admiratif devant la fluidité de l’ensemble, tout simplement remarquable pour l’époque.

Heureusement, Mario’s Cement Factory est le parfait exemple du jeu addictif par excellence. Il y a donc fort à parier que le joueur fera preuve de persévérance malgré la difficulté de l’ensemble, et jouera encore et encore pour s’améliorer et gagner en rapidité. Réussir un niveau se déroulant à grande vitesse n’en sera donc que plus gratifiant pour le joueur et les comparaisons entre camarades allaient bon train dans les cours d’écoles à l’époque de sa sortie. A noter la présence de deux modes de jeu (A et B) correspondant chacun à un niveau de difficulté. Mario’s Cement Factory est donc particulièrement représentatif du savoir-faire de Nintendo dans le domaine des jeux vidéo. On ne compte plus les jeux de cette époque estampillés Big-N étant parvenus, à partir d’un concept simplissime, à devenir des références en la matière. Le meilleur exemple est bien entendu le formidable Tetris…




Conclusion

Dès lors où vous prendrez ce Game&Watch dans vos mains, vous serez immanquablement pris d’une intense crise de nostalgie. Mario’s Cement Factory fleure bon le old school (à l’image de la bande son composée de bips accompagnés de quelques musiques éparses lors des transitions, mais pourtant tellement attachante) et est à prendre pour un vestige d’une époque révolue. Une époque où tout restait à inventer et où les constructeurs n’avaient pas peur de faire preuve d’originalité pour émerveiller des milliers de joueurs à chaque sortie. A noter que le soft est également sorti dans une version Table Top (voir dernier screen) beaucoup plus aboutie techniquement, puisque proposant au joueur un affichage en couleur ainsi qu’une maniabilité comparable aux bornes d’arcade. 

NB : pour des raisons techniques, les screens sont tirés de la version Game Boy du jeu, contenue dans la compilation Game boy Gallery.
Pièces jointes
Mario s Cement Factory4.jpg
tabletop.png
boite.jpg
Mario s Cement Factory2.jpg
Mario s Cement Factory1.jpg
petitchatfm
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Re: [TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par petitchatfm »

Manuwaza a écrit : Une époque où tout restait à inventer et où les constructeurs n’avaient pas peur de faire preuve d’originalité pour émerveiller des milliers de joueurs à chaque sortie.
D'où les jeux (électronique ou sur écran) avaient une identitée visuelle et un gameplay unique, même expérimentale, ça donnait envie de tester et d'être curieux.

Même la petite borne avait un look unique que j'aime bien.
En tout cas je le connaissais pas ce titre, très agréable à lire le test et une belle découverte.  :D
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Manuwaza
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Re: [TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par Manuwaza »

petitchatfm a écrit : D'où les jeux (électronique ou sur écran) avaient une identitée visuelle et un gameplay unique, même expérimentale, ça donnait envie de tester et d'être curieux.

Même la petite borne avait un look unique que j'aime bien.
En tout cas je le connaissais pas ce titre, très agréable à lire le test et une belle découverte.  :D
Ouep, Nintendo testait tout un tas de petits concepts sympathiques à cette époque, c'était chouette ;)
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Som
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Re: [TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par Som »

Merci pour le test. La bonne dose de nostalgie qui fait grandement plaisir.
Je n'ai jamais testé ce game & watch mais j'y ai joué dans sa version game boy.

Un titre tellement addictif au possible. Je me rappel y avoir passé des heures a faire du scoring entre potes. La belle époque.

Je me rappel des boutiques remplis de ces jeux électroniques, il y avait de la couleur, des packaging accrocheur. A l'école chacun possédait le sien, c'était tellement cool !
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Manuwaza
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Re: [TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par Manuwaza »

C'est fou, effectivement, d'imaginer un jeu parvenir à devenir aussi addictif sans histoire ou fioritures, simplement par son gameplay et son concept d'une simplicité enfantine :
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Hedge
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Re: [TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par Hedge »

Quel retour en arrière... Y'a rien de plus agréable.
Par ailleurs j'ai le souvenir intact d'avoir passé des heures sur ces jeux. 

C'est VRAIMENT ce que j'ai eu AVANT les consoles conventionnelles.

Et je trouve que ta sélection de jeu est très pertinente car Mario's Cement Factory est un classique dans ce type de jeux !

Merci pour ce voyage dans le temps, et j'apprécie le fait que tu montres bien que même aujourd'hui on peut être hypé par ce genre de pépite sans pour autant être en 4K !!
www.hedg.fr : Le site qu'on est bien dedans !
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Zamza
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Re: [TEST G&W] Mario's Cement Factory

Message par Zamza »

C'est là qu'on remarque combien Nintendo était au top. L'objet était beau, le packaging coloré et aguicheur, le gameplay simple mais amusant. Perso, j'ai surtout en mémoire le Game and watch Donkey Kong. Et bien sûr, un ou deux Tigers, beaucoup moins qualitatifs que ces jeux électroniques. 
D'ailleurs, quel dommage que Nintendo (et ce malgré la sortie sur Gba des compilations Game and watch) n'ait pas proposé le GW ultime, comme pour Mario et Zelda, mais avec tous les jeux électroniques réunis en un seul (au moins ceux qui se jouaient sur un écran unique). 
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