Bonjour à tous !
Je crée ce topic pour vous présenter un projet qui s'est concrétisé le mois dernier.
Depuis pas mal d'années maintenant — quand j'étais encore un jeune Kid Buu — j'ai commencé à écrire plusieurs romans, sur des formats courts, en m'inspirant du Pulp américain et de la littérature de gare. L'objectif ? Composer une histoire qui démarre instantanément, sans longueur, suivant un découpage précis permettant de petites sessions de lectures avec à chaque fois une dose plus ou moins égale d'action ou de révélation.
Pour ma part, je suis un lecteur difficile au quotidien, et j'ai lu bien trop de livres qui ne démarraient qu'à partir de la moitié de l'oeuvre, après 300 pages. Très récemment, j'ai même parcouru un livre de SF dont l'intrigue ne décollait que dans les 40 dernières pages.
C'est sur cette idée qu'est née la collection « Chronique étrange et fantastique », un hommage aux romans SF et Fantastique ainsi qu'à la littérature de gare du Xxe siècle. Bien sûr, il s'agit d'un travail de fan en autoédition, imparfait (car il est difficile de remplacer un véritable éditeur), mais véritablement passionné. Ces histoires peuvent se lire indépendamment, dans l'esprit des épisodes de la quatrième dimension ou des contes de la crypte.
La première est sortie officiellement en version physique le mois dernier, et 4 autres, déjà écrites, sont à venir dans les prochains mois / années.
À l'occasion de la sortie du premier volume, je vais vous parler un peu de mon travail sur celui-ci et des nombreuses références qui ont permis d'aboutir à cette « chronique ». Car qui dit chronique dit chroniqueur ! Car oui, votre ami et serviteur est bien le témoin de ces histoires fantastiques.
Le dernier vol du Kalkî
Le dernier vol du Kalkî est une histoire vaguement inspirée de celle du soldat japonais Onoda, qui, coupé du monde, a poursuivi la Seconde Guerre mondiale jusqu'en 1974 avec ses hommes. Ici, notre Onoda s'appelle Jayce (oui, comme un célèbre conquérant de la lumière !), un jeune pilote aux commandes d'un nouveau type d'avion qui, par un concours de circonstances, se retrouve seul pour affronter toute une armada extraterrestre. Ce qu'il ignore, c'est que la guerre est finie, l'humanité ayant capitulé et le haut commandement préparant le terrain pour signer un accord fragile avec l'ennemi. Mais les actes de notre héros font passer la capitulation pour un stratagème habile aux yeux des aliens. L'ordre est alors lancé pour tuer le « dernier résistant ».
Hiro Onoda, rendant les armes en 1974.
Pour composer cette histoire, je me suis beaucoup inspiré d'oeuvres variées, à commencer par « Voyage au bout de la nuit » de Ferdinand Céline, dont le personnage du maréchal (l'antagoniste de cette histoire) et ses habitudes de petit monarque capricieux sont inspirés des officiers décrits en première partie de l'oeuvre. Mais bien sûr, l'auteur principal qui a confirmé mon envie d'écrire des histoires fantastiques est Kurt Steiner, un écrivain français dont on ne parle plus beaucoup aujourd'hui et qui aimait écrire des récits mâtinés d'horreur, parfois dans feu la collection "récit étrange et fantastique" dont je rends ici hommage directement, ainsi qu'à d'autres collections comme la célèbre série "Présence du futur".
Le poète Al-Mutanabbi est aussi celui qu'il donne le « la » à cette chronique, avec des thématiques centrées sur la résistance et la dignité humaine. Chaque histoire se retrouve ainsi traitée par le prisme d'une citation d'un auteur différent à chaque fois.
L'écrivaillon de l'époque Club Do
Vous le savez peut-être, mais je suis un grand passionné de BD. Nous retrouvons ici quelques influences du côté du manga, avec bien entendu le célèbre Albator (la meilleure figure du résistant en BD, probablement) et Macross / Robotech et ses fantastiques vaisseaux.
Le jeu vidéo n'est pas en reste en matière d'influence dans cet épisode, à commencer par le genre shoot'em up en général, dont la philosophie nous fait incarner le plus souvent un seul petit vaisseau confronté à toute une escadre ennemie. Je pensais notamment au jeu Musha Aleste sur Megadrive, dont la célèbre scène d'intro m'avait donné envie d'écrire un Space Opera, mais aussi Axelay sur Snes.
L'autre principale inspiration vient du mythique Another World, une aventure extraordinaire qui nous permettait de découvrir une planète alien et ses habitants, le tout avec quasiment aucune ligne de dialogue, l'émotion passant par la contemplation. Les plus connaisseurs d'entre vous n'auront ainsi aucun mal à m'imaginer avec la bande originale du jeu dans les oreilles lors de l'écriture de certains passages.
Ultima Verba
Un dernier mot sur le format et la collection. J'ai à cœur de me rapprocher au maximum de l'expérience originale du livre de gare et du Pulp américain (dont le nom provient de la « pulpe de papier », un matériau pas cher utilisé pour l'édition de magazines comme Weird Tales où ont travaillé, entre autre, Howard et Lovecraft.). Aussi, chaque ouvrage sera proposé à petit prix. En effet, j'ai réduit les coûts autant que possible en ce sens.
Bref, le credo : c'est pas cher, ça se lit vite et partout !
Si le projet vous intéresse, vous pouvez lire un échantillon directement sur Amazon à cette adresse :
Le dernier vol du Kalkî. En attendant le volume 2, une histoire plus horrifique, qui sortira en fin d'année en version physique, et probablement en format ebook un peu avant sur Amazon et Rakuten. N'hésitez pas à me donner vos retours !